Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a exprimé une profonde inquiétude face à la pression humanitaire croissante au Burundi, provoquée par l’arrivée continue de réfugiés fuyant les combats en République démocratique du Congo (RDC). Au 10 décembre 2025, un flux constant de personnes traverse la frontière, notamment au poste de Gatumba, mais aussi via plusieurs autres points d’entrée situés le long de la frontière occidentale du pays.
Selon le HCR, cet afflux massif met à rude épreuve les capacités d’accueil du Burundi, déjà fragiles. Les infrastructures existantes sont saturées, les moyens logistiques demeurent limités, et les services de base peinent à répondre aux besoins urgents des nouveaux arrivants. De nombreuses familles arrivent après des jours de marche, souvent sans nourriture suffisante et dans un état de grande vulnérabilité, nécessitant une assistance immédiate.
Le nouveau site d’accueil de Bweru/Busuma, dont l’aménagement est en cours, représente un espoir d’allègement, mais ses capacités actuelles restent très faibles. Le HCR avertit que, faute de soutien rapide, ce site pourrait à son tour être débordé avant même son ouverture complète. L’agence appelle ainsi à une mobilisation internationale urgente pour renforcer l’accès à l’eau potable, aux abris d’urgence, aux soins de santé et à la protection des personnes les plus vulnérables, notamment les enfants et les femmes enceintes.
Les autorités burundaises, déjà confrontées à des défis socio-économiques importants, redoutent une aggravation de la situation si les flux se maintiennent au même rythme dans les prochaines semaines. Le HCR insiste sur la nécessité d’une réponse humanitaire coordonnée afin d’éviter une crise régionale majeure.
JOEL NDEWASA NLANDU






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