Selon un récent rapport d’experts des Nations unies, le gouvernement congolais continue d’apporter un appui financier et logistique substantiel aux forces d’autodéfense Wazalendo, malgré la complexité du contexte sécuritaire et les engagements pris auprès de la communauté internationale. Lors d’une réunion tenue le 30 septembre 2025 à Kinshasa entre les autorités gouvernementales et les dirigeants du VDP/Wazalendo, les deux parties ont convenu de renforcer leur coopération et de redéfinir leurs stratégies de contre-offensive.
Les experts de l’ONU indiquent que l’État congolais maintient un financement mensuel de 300 000 USD destiné aux Wazalendo, fonds transitant par le bureau du gouverneur du Nord-Kivu. Par ailleurs, le colonel Sekololo, officier des FARDC basé à Walikale, assure la liaison entre l’armée régulière et ces groupes de défense populaire. Le rapport souligne également des rotations fréquentes d’hélicoptères militaires, acheminant uniformes, armes, munitions et vivres vers les lignes de front contrôlées par les Wazalendo.
Les FARDC auraient également fourni un appui aérien direct et mené certaines opérations conjointes avec ces milices. Cette coopération opérationnelle, selon les experts, crée une zone grise dans la chaîne de commandement et accentue l’interdépendance entre l’armée régulière et les groupes d’autodéfense.
Le rapport remet également en lumière la question sensible des FDLR, un groupe armé rwandais considéré comme une menace par Kigali. Alors que Kinshasa s’est engagée à neutraliser ce mouvement dans le cadre des Accords de Washington, il lui est reproché de continuer à tolérer, voire à utiliser, certains de ses éléments.
Face à ces critiques, les FARDC ont récemment lancé un ultimatum à toutes les factions des FDLR afin qu’elles se rendent, conformément aux engagements internationaux. Le général-major Sylvain Ekenge a rappelé l’interdiction absolue pour tout militaire congolais de collaborer avec les FDLR, sous peine de sanctions.
JOEL NDEWASA NLANDU






