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Greenpeace Afrique : la société civile du Bassin du Congo plaide pour la reconnaissance et la protection des droits des peuples autochtones

La conférence des organisations de la société civile du Bassin du Congo, organisée du 30 au 31 octobre par Greenpeace Afrique, a mis la reconnaissance et la protection des droits des peuples autochtones au centre de ses travaux. La rencontre a réuni des représentants de plusieurs pays de la sous-région, des acteurs de la défense de l’environnement ainsi que des responsables d’ONG, qui ont échangé sur les moyens d’assurer une meilleure inclusion de ces communautés dans les politiques publiques et les programmes de développement durable.

Les intervenants ont rappelé que les peuples autochtones, souvent marginalisés, jouent un rôle crucial dans la préservation des forêts du Bassin du Congo, considérées comme l’un des principaux poumons écologiques de la planète. Leur mode de vie et leurs pratiques traditionnelles de gestion des ressources constituent des modèles de durabilité qu’il convient de reconnaître et de protéger. Les participants ont également souligné les discriminations sociales, économiques et culturelles dont ces populations demeurent victimes malgré l’existence de cadres juridiques nationaux et internationaux.

Placée sous le slogan « Reconnaissez et protégez les droits des peuples autochtones maintenant », la conférence a exhorté les gouvernements de la région à accélérer la mise en œuvre de politiques concrètes garantissant les droits fonciers, culturels et environnementaux des peuples autochtones. Les organisations présentes ont plaidé pour un accès direct aux financements internationaux afin de permettre à ces communautés de participer pleinement aux efforts de conservation et aux actions d’adaptation aux changements climatiques.

La lutte contre la déforestation a été un autre point central des débats. Greenpeace Afrique et ses partenaires ont appelé à un engagement résolu pour mettre fin à la déforestation d’ici 2030, insistant sur la responsabilité conjointe des États, des entreprises et des bailleurs internationaux. Ils ont préconisé des pratiques économiques respectueuses de l’environnement qui permettent de concilier développement et protection des écosystèmes forestiers.

En clôture, les organisations de la société civile ont réaffirmé leur détermination à poursuivre le plaidoyer en faveur des peuples autochtones et de la conservation du Bassin du Congo. Elles ont encouragé les autorités à renforcer l’application des dispositions juridiques existantes et à créer des mécanismes de financement directs et transparents pour ces communautés, estimant que seule une démarche inclusive et respectueuse des droits pourra assurer la préservation durable des forêts et le bien-être des populations autochtones.

MUNGANGA MAKELELE JEAN

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