Kinshasa, 26 octobre 2025 — Invité du magazine « TOP 7 » diffusé sur TopCongo FM, le candidat à la présidence de l’Assemblée nationale, Willy Mishiki, a livré des propos percutants sur la gouvernance et la situation sécuritaire en République démocratique du Congo (RDC).
Abordant la question de l’agression du pays par le Rwanda et la persistance de l’insécurité à l’Est, Mishiki a dénoncé la mauvaise gestion des fonds destinés à la défense nationale. « 80 % des argents envoyés dans la partie Est du pays pour la guerre retournent ici à Kinshasa. L’ennemi est à Kinshasa », a-t-il affirmé, accusant certaines élites politiques et administratives de détourner les ressources censées soutenir les Forces armées de la RDC (FARDC).
Selon lui, cette situation traduit une complicité interne qui compromet la stabilité du pays. « Cela ne préoccupait pas l’ancien président de l’Assemblée nationale », a-t-il ajouté, estimant que le contrôle parlementaire aurait dû jouer un rôle déterminant dans la transparence de ces fonds.
Le candidat à la présidence du bureau de la Chambre basse a également dénoncé le train de vie jugé excessif des dirigeants. D’après lui, « le membre du bureau de l’Assemblée nationale le moins payé touche 175.000 dollars américains, sans compter les avantages, tandis que le président de l’Assemblée nationale pourrait percevoir jusqu’à 300.000 dollars ».
Pour Willy Mishiki, ces montants contrastent avec la misère dans laquelle vit la majorité de la population congolaise. Il plaide pour une gestion rigoureuse des ressources publiques, une réduction du train de vie des institutions, et un engagement patriotique réel face aux défis sécuritaires et économiques que traverse la RDC.
NDEWASA N’LANDU JOEL






