À la tribune des Nations unies, ce mardi 23 septembre, le président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a livré un discours d’une trentaine de minutes marqué par un plaidoyer appuyé en faveur de la paix, de la justice et de la reconnaissance des souffrances du peuple congolais.

Le chef de l’État a rappelé d’emblée l’importance du multilatéralisme, qu’il considère comme « une exigence incontournable » pour répondre aux défis mondiaux. Dans cette perspective, il a annoncé que la RDC siègera au Conseil de sécurité dès janvier 2026, avec une participation « constructive et holistique » axée sur la paix, la sécurité et la prévention des conflits.
Abordant la gouvernance des ressources, Tshisekedi a mis en avant la gestion responsable des minerais stratégiques, dans le respect du développement durable et pour le bien-être de la population. Il a également soutenu la réforme du Conseil de sécurité, appelant à une représentation plus équitable de l’Afrique, avec deux sièges permanents dotés du droit de veto et deux sièges non permanents supplémentaires.
Le président congolais a ensuite consacré une partie essentielle de son intervention au drame que traverse la RDC depuis trois décennies. Il a dénoncé « un génocide silencieux » documenté par le Rapport Mapping des Nations unies et demandé à la communauté internationale de reconnaître officiellement ce crime.
Sur le plan diplomatique, Tshisekedi a salué l’Accord de paix signé en juin 2025 à Washington entre Kinshasa et Kigali, grâce à la médiation américaine, tout en précisant que son pays recherche « une paix juste, durable et vérifiable ». Enfin, il a rappelé le rôle crucial du bassin du Congo dans la lutte contre le changement climatique, le présentant comme un pilier de la régulation climatique mondiale.
JOEL NDEWASA






