Nord-Kivu, 23 septembre 2025 – Les affrontements entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les rebelles du M23 se poursuivent depuis trois jours dans les territoires de Walikale et Masisi, plongeant la région dans une insécurité croissante malgré le processus de paix en cours.
Ce lundi 22 septembre, les combats se sont intensifiés autour des villages de Mpeti et Malemo. Des bombardements aériens menés par les FARDC ont été signalés, provoquant de violentes explosions entendues dans plusieurs localités. Selon des témoins, ces affrontements ont entraîné le déplacement massif des populations locales, qui fuient les zones de combat pour chercher refuge.
Chaque camp rejette la responsabilité de cette escalade. Le porte-parole de l’armée congolaise accuse le M23 de « provocations répétées », tandis que la rébellion affirme que les bombardements touchent non seulement ses positions mais aussi des villages civils. La coalition des « Wazalendo », alliée aux FARDC, est également impliquée, ce qui accentue la complexité de la situation.
Malgré les accords de paix signés à Doha, qui visaient à instaurer un dialogue durable entre le gouvernement congolais et le M23 soutenu par le Rwanda, les violences persistent, illustrant les difficultés à mettre en œuvre ces engagements. Dans un récent communiqué, l’armée a lancé un ultimatum contre les hommes de Corneille Nangaa, affirmant qu’elle se réserve le droit de répondre « avec vigueur et détermination » à toute provocation.
La situation reste donc tendue, et les populations locales demeurent particulièrement vulnérables face à ces affrontements répétés.
JOEL NDEWASA






